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Cancérologie urologique

Cancer de la prostate
information et prise en charge

Le cancer de la prostate est le cancer masculin le plus fréquent en France. Il évolue le plus souvent lentement et son pronostic est globalement favorable. Le Dr Stéphane Elard accompagne le bilan, l’explication des options et le suivi, en lien avec la réunion de concertation pluridisciplinaire du CHP Sainte-Marie d’Osny.

Biopsies ciblées par fusion d’imagesChirurgie robot-assistéeRéunion de concertation pluridisciplinaire
Dr Stéphane Elard, chirurgien urologue, prise en charge du cancer de la prostate
Dr Stéphane ElardChirurgien urologue · Andrologue diplômé

Comprendre

Une maladie fréquente et le plus souvent d’évolution lente

Il s’agit d’une tumeur maligne développée à partir des cellules de la prostate, dans neuf cas sur dix un adénocarcinome. Il représente environ un quart des cancers masculins en France. Majoritairement d’évolution lente, il est de bon, voire de très bon pronostic.

Souvent sans symptôme

Au début de son évolution, le cancer de la prostate ne provoque aucun signe particulier.

Signes non spécifiques

Troubles urinaires, sang dans les urines ou le sperme : ces signes évoquent bien plus souvent un adénome ou une prostatite, nettement plus fréquents.

Facteurs de risque

L’âge, les antécédents familiaux, certaines prédispositions génétiques et l’exposition professionnelle aux pesticides sont identifiés.

Le bilan

Du dosage du PSA au diagnostic

Aucun examen ne suffit à lui seul. La démarche associe l’examen clinique, la biologie et l’imagerie avant d’envisager des prélèvements.

Examen clinique

Le toucher rectal apprécie le volume, la surface et la consistance de la prostate.

Dosage du PSA

Marqueur utile mais non spécifique : son élévation peut avoir plusieurs causes bénignes.

IRM et biopsies

L’IRM prostatique oriente les prélèvements. Les biopsies, systématisées ou ciblées, établissent le diagnostic et caractérisent la tumeur.

Dépistage

Une décision personnelle, prise après information

Il n’existe pas de dépistage organisé du cancer de la prostate en France. Les grandes études internationales aboutissent à des conclusions divergentes et le bénéfice d’un dépistage systématique n’est pas clairement démontré.

Ce qui est discuté en consultation

L’intérêt d’un diagnostic précoce, mais aussi le risque de détecter des tumeurs qui n’auraient jamais eu de conséquence, et les examens que cette découverte entraîne.

Situations particulières

Antécédents familiaux ou facteurs de prédisposition connus : la discussion est adaptée individuellement, sans qu’une règle unique puisse s’appliquer à tous.

Options thérapeutiques

Des stratégies adaptées au stade et au profil

Les propositions sont examinées en réunion de concertation pluridisciplinaire, puis exposées et discutées avec le patient.

Surveillance

  • Surveillance active des tumeurs peu évolutives, avec contrôles programmés.
  • Traitement différé si la maladie progresse.
  • Surveillance simple lorsque l’âge ou les autres maladies rendent un traitement inutile.

Traitements actifs

  • Prostatectomie totale, pouvant être réalisée par voie cœlioscopique ou robot-assistée.
  • Radiothérapie externe ou curiethérapie selon l’indication.
  • Hormonothérapie, seule ou associée, dans certaines situations.
  • Information sur les effets possibles, notamment urinaires et sexuels.
Décision partagée : aucune option n’est présentée comme supérieure aux autres dans l’absolu. Les bénéfices attendus, les effets indésirables et les alternatives sont exposés afin que le choix soit fait avec le patient.

Questions fréquentes

Repères utiles

Un taux de PSA élevé signifie-t-il un cancer ?
Non. Un taux supérieur à 4 nanogrammes par millilitre n’est pas synonyme de cancer. Un adénome, une infection de la prostate ou un rapport sexuel récent peuvent également l’élever. L’interprétation tient compte de l’évolution du taux et de l’examen clinique.
Existe-t-il un dépistage organisé en France ?
Non. Aucune autorité de santé ne recommande un dépistage systématique par dosage du PSA chez l’homme sans symptôme, le bénéfice n’étant pas clairement démontré. La démarche relève d’un choix personnel, pris après une information complète sur les avantages et les inconvénients.
Un cancer de la prostate impose-t-il toujours un traitement immédiat ?
Non. Certains cancers peu évolutifs relèvent d’une surveillance active, avec des contrôles réguliers et un traitement différé si la maladie progresse. Le choix dépend du stade, du profil de la tumeur, de l’âge et de l’état de santé général.

Sources médicales : Assurance Maladie — Comprendre le cancer de la prostate, Assurance Maladie — Dépistage du cancer de la prostate, Association française d’urologie — Cancer de la prostate. Contenu rédigé et validé par le Dr Stéphane Elard, chirurgien urologue. Dernière mise à jour : 15 septembre 2026.

Consultations

Osny et Enghien-les-Bains

Faire le point sur un PSA ou un résultat

Une consultation permet d’interpréter un dosage, d’expliquer les examens utiles et, si un diagnostic est posé, d’exposer les options possibles.

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