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Urologie masculine · Troubles mictionnels

Adénome de la prostate
hypertrophie bénigne

L’adénome de la prostate est la tumeur bénigne la plus fréquente chez l’homme. Le Dr Stéphane Elard en assure le bilan et la prise en charge à Enghien-les-Bains et au CHP Sainte-Marie d’Osny, de la surveillance simple aux traitements médicamenteux et chirurgicaux lorsqu’ils sont indiqués.

Débitmétrie et échographie selon indicationBilan urodynamique si nécessaireChirurgie endoscopique
Dr Stéphane Elard, chirurgien urologue, prise en charge de l’adénome de la prostate
Dr Stéphane ElardChirurgien urologue · Andrologue diplômé

Comprendre

Qu’est-ce que l’adénome de la prostate ?

La prostate augmente progressivement de volume à partir de la quarantaine. Lorsque cette augmentation comprime l’urètre, elle gêne la vidange de la vessie et provoque des troubles urinaires. Après 70 ans, environ 37 % des hommes présentent un adénome accompagné de symptômes.

Envies fréquentes et nocturnes

Besoin d’uriner rapproché dans la journée et réveils nocturnes répétés, parfois plusieurs par nuit.

Modification du jet

Démarrage retardé, jet faible ou interrompu, gouttes retardataires en fin de miction.

Vidange incomplète

Sensation que la vessie ne se vide pas entièrement, urgences mictionnelles, parfois fuites.

Le bilan

Mesurer la gêne avant de traiter

L’importance des symptômes et leur retentissement sur la qualité de vie guident la décision, davantage que le volume de la prostate lui-même.

Interrogatoire et calendrier mictionnel

Relevé sur deux à trois jours des horaires, volumes et difficultés, complété par un score de symptômes.

Examen clinique

Toucher rectal appréciant le volume, la surface et la consistance de la prostate, et bandelette urinaire.

Examens complémentaires

Débitmétrie, mesure du résidu post-mictionnel, échographie ou bilan sanguin lorsque la situation le justifie.

Complications à prévenir

Pourquoi ne pas laisser évoluer sans avis

L’adénome n’est pas une maladie grave, mais son obstruction prolongée peut retentir sur la vessie et les reins. Un suivi régulier permet d’intervenir avant ce stade.

Rétention aiguë d’urine

Impossibilité brutale d’uriner malgré une envie douloureuse. C’est une urgence qui impose un sondage sans délai, puis une réévaluation de la prise en charge.

Retentissement vésical et rénal

Infections urinaires à répétition, calculs dans la vessie, distension de la vessie et, plus rarement, atteinte de la fonction rénale par obstruction prolongée.

Options thérapeutiques

De la surveillance à la chirurgie

Les solutions sont graduées. Le choix dépend de la gêne ressentie, du volume de la prostate, des traitements déjà essayés, des autres maladies et des priorités de chacun.

Surveillance et traitements médicaux

  • Adaptation des apports de boisson en soirée, de l’alcool et de certains médicaments.
  • Prise en charge de la constipation et de l’activité physique.
  • Traitements médicamenteux : extraits de plantes, alpha-bloquants, inhibiteurs de la 5-alpha-réductase, selon le profil et le volume prostatique.

Traitements chirurgicaux

  • Résection transurétrale de prostate, technique chirurgicale de référence.
  • Techniques d’énucléation ou de vaporisation, notamment par laser, selon le volume.
  • Adénomectomie par voie haute pour les prostates de grand volume.
  • Information préalable sur les effets attendus, en particulier sur l’éjaculation.
Décision partagée : les bénéfices attendus, les limites, les alternatives et les effets indésirables possibles de chaque option sont exposés avant tout choix thérapeutique. Aucune technique n’est proposée de façon systématique.

Questions fréquentes

Repères utiles

Un adénome de la prostate évolue-t-il en cancer ?
Non. L’adénome est une tumeur bénigne et il n’augmente pas le risque de cancer de la prostate. Les deux situations sont distinctes, même si elles peuvent coexister chez un même homme.
Faut-il opérer dès que les symptômes apparaissent ?
Non. Lorsque la gêne reste modérée et qu’il n’existe pas de complication, une surveillance accompagnée de mesures d’hygiène de vie est souvent suffisante. Un traitement médicamenteux est proposé ensuite, la chirurgie n’intervenant qu’en cas d’échec ou de complication.
Quels signes doivent conduire à consulter rapidement ?
L’impossibilité totale d’uriner malgré une envie pressante correspond à une rétention aiguë d’urine et constitue une urgence. La présence de sang dans les urines, une fièvre ou des infections urinaires répétées justifient également un avis rapide.

Sources médicales : Assurance Maladie — Adénome de la prostate, Assurance Maladie — Symptômes et diagnostic, Association française d’urologie — Hypertrophie bénigne de la prostate. Contenu rédigé et validé par le Dr Stéphane Elard, chirurgien urologue. Dernière mise à jour : 15 septembre 2026.

Consultations

Osny et Enghien-les-Bains

Faire le point sur des troubles urinaires

Une consultation permet de mesurer la gêne réelle, d’écarter les autres causes et de choisir, avec vous, la prise en charge adaptée.

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